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Lundi Créé le: 19.09.2013, édité le: 01.02.2014

J’aurais dû faire marche arrière, la peur me gagne. Je m’appelle Pierre et je m’apprête à passer mon épreuve d’initiation. Heureusement les gars sont là pour m’encourager, mes frères. Sans eux, j’étais voué à rester entre mes quatre murs à attendre un emploi qui n’arriverai jamais. Sales étrangers…
Ils pourrissent notre pays, profitent du système, veulent imposer leurs lois, leurs coutumes de babouins. Je les hais.

Le plan est simple, nous devons nous poster au coin de cette rue et attendre le passage d’un de ces “cheveux gras”, un de ces gauchos crasseux qui, au lieu de protéger leur nation de cette invasion sauvage de bougnoules, de noirs et de tapettes, revendiquent des pseudos droits d’humanité.

Ça y est, ce con de Vincent arrive. Je me prépare. Il court ! On s’est fait repérer ! Je me lance à sa poursuite avec mes deux frères. Je le rattrape et me jette sur lui le couteau à la main. Une fois ! Deux fois ! Dix fois ! Je l’embroche tel un cochon à la St-Martin. Son sang chaud coule sur ma main jusqu’à mon poignet, je suis en extase !
Mes frères me tapent dans le dos tellement ils sont fiers de moi. Vite ! Nous devons dégager et sans tarder car les sirènes des flics se rapprochent ! Et puis je suis attendu au Q.G. car ce soir c’est la fête ! Nous allons tous boire à mon succès ! A une racaille en moins ! A un renouveau pour notre patrie…

J’ai trop bu. Je crois que malgré tout le saucisson et les rillettes que je me suis enfilé, le pinard, la bière et l’eau-de-vie ont pris le dessus. Je me vautre sur l’un des canapés, le sourire aux lèvres, je m’endors.
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