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© 2017 Thierry Villon webwriter premium2998 vues

Créé le: 15.04.2013, édité le: 15.04.2013

Merde et remerde ! je n’en peux plus de ce mistral qui me siffle aux oreilles depuis des jours. C’est qu’il est vicelard, ce courant d’air. Il s’insinue dans la moindre faille de mes vêtements. Déjà qu’ils ne sont pas bien épais. Mon jeans troué qui n’a pas connu la moindre lessive depuis longtemps, n’offre qu’un bien maigre rempart à mes jambes. Et quand il a fini de me frigorifier le bas, ce salopard monte à l’assaut de ma chemise. Je le sens qui pousse tout ce qu’il peut pour entrouvrir le col de ma veste que je ne peux boutonner jusqu’en haut, vu qu’elle taille un peu trop petit. J’espère pouvoir me mettre un moment à l’abri de ce vieux mur de pierre que j’aperçois à quelques centaines de mètres. Pourvu qu’il soit abrité et du mistral et des regards.

Ouf ! C’est mieux, le sifflement s’interrompt dès que je me laisse tomber contre les pierres sèches. Heureux homme assis derrière cet abri providentiel, j’enlève le bouchon de ma bouteille pour m’en verser une rasade dans le gosier. Le vin rouge me semble encore plus aigre qu’hier soir. Mon estomac va encore me brûler durant des heures. Mais pas le choix, il faut que je me réchauffe. L’alcool me donnera un petit coup de fouet pour repartir, ce qui ne va pas tarder. Des aboiements persistent en provenance du mas de l’autre côté du chemin, à une vingtaine de mètres. D’ici à ce que le maître des lieux vienne voir de quoi il retourne, faudra que j’aie filé sans me faire voir, si possible.
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