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© 2019 Daniel Bovigny webwriter premium49 vues

Créé le: 04.11.2019, édité le: 04.11.2019

Fribourg, de nos jours.Premières douceurs de l’été, jupes légères, robes à fleurs, polos, chapeaux, shorts et glaces vanille. En cette fin de journée de fin de semaine, la population hétéroclite que je croise à la rue de Lausanne semble apprécier l’ombre et le calme de cet espace piétonnier. Parvenu au sommet, là où l’étroite ruelle débouche sur la Place Python, vaste espace encombré, empiétonné, envoituré, embicyclé, mais aussi empoisonné par les gaz d’échappement, je marque instinctivement un arrêt. Comme très souvent à cette période de l’année, je suis pris d’un furieux besoin de me retrouver en un lieu peuplé de solitude… Mes pas me dirigent vers la droite où un restaurant et sa grande terrasse ombragée m’attirent. Je jette un regard circulaire pour m’assurer que, parmi la foule de solitaires qui la peuplent, il n’y ait pas de silhouette familière, tout en repérant, en passant, une table libre un peu en retrait. Ce sera ma table pour cette dernière heure d’un après-midi passé sur les bancs de la Haute Ecole Pédagogique à écouter en baillant les théories d’un spécialiste du socio-constructivisme et de l’interaction enseignant-enseigné…. Dur de consacrer une semaine complète à la formation continue, alors que tous les élèves et bon nombre de collègues sont déjà en vacances…
Après une première gorgée de café et un rapide coup d’œil au journal, je me mets à observer les personnages qui m’entourent. Cela va de l’ouvrier au visage marqué par une chaude journée de labeur, qui sirote tranquillement sa bière, à l’homme d’affaire à l’attaché-case aussi carré que son costume et son visage réunis, en passant par la mère de famille qui boit son thé en compagnie de ses copines, laissant ses deux filles et une chaise accommodante jouer à l’élastique.
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