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© 2019 Hervé Mosquit webwriter premium109 vues

Au coin de l’ordinaire chapitre 20 Créé le: 13.10.2019, édité le: 13.10.2019

Situé au cœur d’une forêt touffue, ce bâtiment pouvait faire penser à un dépôt abritant du matériel pour les travaux forestiers s’il n’y avait ces portes blindées et le fil de fer de barbelé. Il s’agissait en fait de l’un des nombreux dépôts d’armes et de munitions disséminés dans le pays à l’époque de la guerre froide mais encore entretenus et approvisionnés à l’heure actuelle.

Jean-Marie Golaz, qui était par ailleurs officier de milice, sortit sa clé et ouvrit la porte. Trois camionnettes et deux voitures stationnaient sur le chemin forestier. Une vingtaine d’hommes, tous en tenue de combat de l’armée suisse, en sortirent et rejoignirent le petit groupe qui entourait Golaz devant la porte maintenant ouverte.

- Allez, magnez-vous. On charge les fusils d’assaut et les munitions dans les camionnettes, les grenades et les explosifs dans les coffres des voitures. Il n’ y a pas de temps à perdre. Ensuite départ vers les planques. Chaque équipe sait ce qu’elle a à faire. Règlez vos portables sur 02h.02 et vérifiez qu’ils aient assez de batterie pour les trois prochains jours. Je donnerai le signal du départ par SMS au chef de chaque groupe.

Un peu partout en Suisse, des actions similaires avaient cours dans des forêts, des alpages, des forteresses de montagne désaffectées pour le service actif mais encore utilisées comme dépôts d’armes.
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