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© 2019 Frédéric Rongeart310 vues

WAKA HUIA Créé le: 22.09.2019, édité le: 22.09.2019

On dit de moi que j’ai une grande beauté, à laquelle on associe indéniablement un caractère précieux. A cette grande valeur que certains m’attribuent est tout autant attachée mon indéfectible utilité. Ainsi, il est courant qu’on me qualifie de trésor, dans ma communauté, mais pas seulement.
Mes matériaux constitutifs sont le bois et la nacre. Un bois noir foncé dont les très beaux motifs en spirales, gravés, me parcourent intégralement y compris sous moi, sur ma base. Des petites coquilles de nacre sont implantées à l’emplacement des yeux des têtes des deux entités symboliques du passé qui veillent sur moi, sculptées à chacune de mes extrémités. Mes mensurations : huit centimètres de hauteur, huit également de large, pour trente-neuf et demi de longueur. J’ai été créée avec cette forme oblongue en dix-huit-cent-quarante sur l’île d’Aotearoa, « l’île du long nuage blanc », le nom Maori de la Nouvelle-Zélande. Je suis moi-même Maorie. Je suis une boîte à trésors, waka huia dans ma langue.
Avec mes dessous magnifiquement décorés, il me revient rituellement de constituer un élément d’architecture de premier ordre dès lors que je suis élevée, mise en valeur au plafond des plus grandes maisons, souvent, où ma place se trouve.
Je conserve en moi les objets les plus précieux pour mon peuple. J’accueille ainsi des pendentifs, des hei tiki , hommages à nos ancêtres, souvent parés de ce vert lumineux, caractéristique des veines de jade. Je couve des plumes pour orner les cheveux, telles celles noires et blanches de la queue de l’oiseau huia, utilisées naguère jusqu’à son extinction au début du vingtième siècle. J’abrite aussi des peignes à cheveux ou autres décorations
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