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© 2019 Daniel Bovigny webwriter premium262 vues

Créé le: 22.09.2019, édité le: 27.10.2019

Lorsque il aperçut au loin, par le hublot, l’unique piste d’atterrissage de l’aéroport de Qaanaaq coincée sur une presqu’île, le président eut une pensée folle:”Comment le peuple américain va-t-il pouvoir se débrouiller sans moi?”. Il songea un instant à twitter ses dernières volontés, mais se ravisa aussitôt: il n’aurait jamais le temps d’écrire les 140 signes avant le crash final! Ni de virer son secrétaire d’Etat qui avait organisé ce voyage foireux. 
Après un virage à 180 degrés, l’avion de la compagnie Air Greenland entama une descente rapide au-dessus de la mer. Il s’agissait, pour le pilote, de toucher le sol au plus près du début de la piste afin d’avoir une chance d’immobiliser le jet avant la chute dans la mer. Tout se déroula comme prévu  et, après un violent freinage, lorsque Trump rouvrit les yeux, il se dit que ce serait bien la dernière fois qu’il voyageait avec cette compagnie dont il avait loué les services, qu’il aurait dû venir avec Air-Force One et qu’il allait virer ce pilote qui ne savait pas poser en douceur son engin.
Quelques instant plus tard, lorsque Donald - suivi de près par sa délégation-  descendit les trois marches pour atteindre le Tarmac, il fut ébloui par le soleil de septembre qui, déjà, était très bas en ce début d’après-midi.   Il sortit de sa poche ses “Julbo Vermont Classic” spécial glacier qu’il posa sur son nez et sous sa mèche folle en vue d’admirer et de saluer la foule Inuit venue l’accueillir. Cependant, lorsqu’il leva la tête, il fut déçu de ne voir qu’une poignée de personnes qui le regardaient bizarrement. L’un d’eux s’avança pour lui souhaiter la bienvenue, du moins le croyait-il…
- Vous avez bien atterri, monsieur Trump? lui dit-il en ne lui tendant pas la main…  Je suis Anuktit.
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