Insérer un lien

Choisissez l'histoire et la page vers laquelle vous souhaitez faire pointer le lien

Insérer Annuler

© 2019 André Birse webwriter premium261 vues

L’orgueil du statufiant Créé le: 17.09.2019, édité le: 17.09.2019

Charlie Chaplin ne fait pas de clin d’œil à Freddy Mercury qui semble laisser Gandhi indifférent. Tous les trois ont leurs statues dans la région au bout du lac. Marqueurs de leur histoire en nous. Mouvance du souvenir qui se noie. Défiance de la déification du vivant qui ne se meurt plus. C’est fait, le bronze éternalise l’immobilité qui ne dit rien de l’imprévisibilité de ses avenirs. 

 A qui parlent les statues? 

Pas à elles-mêmes, ni à ceux qu’à nos yeux elles représentent. Le toucher aussi suprême évidence de l’absence qui se profile ou, profilée, l’aura depuis longtemps été. Si nous sommes, c’est bien que plus jamais nous n’aurons pas été et que de tout temps l’attente de l’être …, pour faire simple.

 A l’inverse, rien n’est vrai. Regarde qui ne te voit pas sachant qu’il était à ta place et que tu n’y seras pas. Pulsion de statufié . Pour faire simple alors que ça ne l’est pas. Avoir sa statue n’est pas proprement exprimé . On ne peut avoir sans être. Silence des non-dits. Apparition d’un tout en soi disparu. L’orgueil du statufiant.

De quoi parlent les statues?
Page 1 sur 2 0 commentaire 1 2
r