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© 2019 Hervé Mosquit webwriter premium297 vues

Au coin de l’ordinaire chapitre 15 Créé le: 15.09.2019, édité le: 15.09.2019

Le 12 décembre pour moi se dit dodieci dicembre. En effet, une de mes tantes paternelles me parlait toujours de l’assassinat de ce jeune anarchiste italien, Pinelli, défenestré de la fenêtre d’un commissariat milanais dans les années 70. Elle avait participé, dans sa jeunesse, à plusieurs manifestations, le 12 décembre, pour commémorer cet assassinat et rendre hommage à ce militant. Elle avait d’ailleurs également fait quelques fois le trajet jusqu’à Genève, mais en novembre cette fois, pour honorer la trentaine de grévistes et manifestants antifascistes tombés ce jour-là sous les balles de l’armée le 9 novembre1932. Bref, cette période de l’année me ramenait souvent quelques années en arrière, au passé militant de ma famille paternelle et que Ferran d’ailleurs avait aussi contribué à ramener à la surface.

Cela dit, il faisait froid, il faisait nuit, et c’était l’heure de partir au turbin.

Ce que je n’aime pas en hiver, c’est m’en aller au travail quand il fait encore nuit et en revenir quand il fait déjà nuit. Pourtant, ce matin, grâce à Francesca et un peu à mes souvenirs d’enfance, c’est en sifflotant « bella ciao » que je fis le trajet et débarquai dans ma classe.

A peine arrivée, le téléphone sonna.La directrice me convoquait dans son bureau à 18 h. Je m’en étonnai et demandai s’il ne serait pas possible d’avancer le rendez-vous à 16 h, juste après la fin des cours. Elle refusa sèchement, arguant qu’elle avait d’autres obligations et que je n’avais qu’à m’arranger pour être présent.
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