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© 2019 Santignac webwriter premium57 vues

Rupture Créé le: 27.07.2019, édité le: 29.07.2019


Lorsque j’entre, le verre de citronnade et le cornet métallique contenant des frites captent l’attention de mon estomac. Il faut bien avouer que j’ai une faim de louve après cette journée marathon, et que ma santé mentale exige que je ne me concentre pas sur elle. Négligemment appuyée sur la table, comme à son habitude, elle ne me voit, ni ne m’entend arriver. Le volume de la radio ne l’aide pas, c’est certain, aussi sursaute-t-elle lorsque ma main, pourtant douce, se pose sur son épaule. Ses yeux trahissent des larmes récentes, et le tremblement de sa lèvre supérieure sur la droite, m’indique que les morsures pourraient être profondes, si la conversation que nous sommes sur le point d’entamer, devait partir en vrille. Sa tenue me laisse à penser qu’elle n’a pas dû travailler ce matin. À l’annonce de ma décision, son médecin lui a prescrit un arrêt maladie, mais j’ignore di elle n’a repris ses activités. J’ai bien préparé mon discours, et n’ai pas l’intention de reparler ni du pourquoi, ni du comment, ni du quand. Je m’assois en face d’elle tout en commandant une eau gazeuse et une assiette Tomates Mozarella. Un « tu ne manques pas d’air » sort agressivement de sa bouche à peine entr’ouverte. . À mon air étonné, elle répond :
- Tu portes la robe que je t’ai offerte l’année dernière à Édinbourg. Tu le fais exprès ?
- Pas du tout. Arrête, tu cherches seulement à me provoquer.
- C’est toi qui me provoques, putain ! hurle-t-elle, son volume sonore et son vocabulaire dérangent les autres clients. Je rougis en dirigeant mes mains vers les siennes.
- Écoute, ce n’est pas pour parler de ma robe que nous sommes ici,…
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