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© 2019 Hervé Mosquit webwriter premium528 vues

Au coin de l’ordinaire chapitre 7 Créé le: 25.07.2019, édité le: 25.07.2019

A sept heures, la radio me tronçonna le sommeil et débitait le monde en flashs d’information. Nous étions samedi et je n’avais même pas pensé à déclencher ce foutu réveil.

J’émergeai doucement. Je m’assis au bord du lit même pas défait. Je me rappelais vaguement m’y être effondré aux alentours de minuit. Je me dirigeai vers la cuisine et me préparai un café. Je le bus à la table de la cuisine, près de la fenêtre, le regard sur les champs alentours et la lisière de la forêt, à quelques centaines de mètres de là.


Je me sentais étonnamment bien et me remémorai ma soirée avec Ferran. Il avait noyé le départ d’Irma dans une série de considérations ironiques sur la vie et les gens, reléguant ce départ, cette rupture, à un événement ordinaire, à la fois anecdotique et inéluctable. Ce gars-là était capable de nous faire sourire, même rire, de presque tout. Il avait le don de mettre à jour les contradictions de nos contemporains sans pour autant porter de jugements ou jouer au père la morale. Sans que le regard ou le propos ne soient vraiment moqueurs, il pouvait nous faire rire des bourgeois engagés dans les bonnes oeuvres mais plus soucieux de la bonne marche de leur home cinéma ou de la santé de leurs animaux domestiques que du sort de leurs frères humains.


Il évoquait aussi les bandes de jeunes « Yo »et celles de jeunes nationalistes, chacune affublée de son uniforme et de son langage propre.Il avait passé à la moulinette le racisme ordinaire, les ragots de
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