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© 2019 Thierry Villon webwriter premium507 vues

Créé le: 02.05.2019, édité le: 02.05.2019

Le parjure me jure qu’il n’y a pas d’injure, juste une blessure, il m’assure en outre que la région n’est pas sure, que les flics ont monté des murs pour enfermer la réalité ! Qu’ont-ils à cacher derrière ces plaques de béton ? Que ne veulent-ils pas montrer et à qui ? L’extérieur, où est-ce ? L’intérieur, de quel côté du mur ? le labyrinthe de Corinthe, on l’appelle…. Délire de ruelles profondément enfoncées entre les hautes tours de béton gris-bleu-vert-rose. Cette chose m’indispose, ce rose suppose une vie de même teinte, mais cette vie-là est peinte, sans soucis, sans ennuis, tout en sourire, quelques fous-rires par ci par là, quelques rires et puis s’en va !


Mais de quel côté du mur tu vis, dis ? De quel côté de la rive, on rit, on joue, on ment, on rappelle les demoiselles qui nous laissent leur numéro de tél. ? Si tu arrêtes un instant, si tu mets sur pause un moment, l’image arrêtée de ta vie en pleine course, ou d’un graphique des cours de la Bourse, tu reçois dans ton dos tout ce qui te pousse, t’oblige à courir, te force à mourir avant l’âge, de fatigue, sans avoir vu Martigues, cité balnéaire antique où les héros, les guerriers venaient se reposer, le repos du guerrier entre les bras tendres de la petite femme de Pigalle ! À moins qu’elle ne vienne du pays de Galles, pas mal, la rime s’anime, ta tronche de mime, offre une pantomime aux passants. Sur le trottoir en face, ils sont arrêtés, mains dans leurs poches, ils regardent le spectacle, ils rient au-lieu de pleurer, ils font tout à l’envers, misère, c’est moche, rien n’accroche, tu te sens cloche, mais les sirènes venues de l’autre côté, celui de la réalité, se sont mises à hurler.
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