Insérer un lien

Choisissez l'histoire et la page vers laquelle vous souhaitez faire pointer le lien

Insérer Annuler

© 2019 André Birse webwriter premium708 vues

Avant le titre Créé le: 19.04.2019, édité le: 27.05.2019

Nue dans un film de guerre, marchant à quatre pattes dans un appartement que, regard en feu je  fantasmagorise, elle rejoint un homme. Ils n’attendront plus. Au-delà des sourires, dans le prolongement du repas partagé. Une porte, sol, couloir lumière nuptiale d’entre les cocktails. Molotov s’entend, déchirures de la flamme. Soldats courant partout, vacarme de la conquête, quartier par quartier. Ce devait être quelque chose comme le Liban au début des années quatre-vingt. Anna Schigulla a vieilli avec classe et Bruno Ganz vient de partir. Leur scène d’avant l’amour me revient. Flux énergétique. Aucune problématique. Nous n’étions pas, je m’en suis un peu mêlé, dans le consentement, l’accueil amoureux, mais bien dans une ardente motivation, ce qui bouge, se meut, va de l’avant, vers une suite d’actes voulus et ressentis par le corps.  Cette ardeur crédible et rare dans le feu de l’action cinématographique s’est éteinte au milieu des décombres de la ville dévastée, refroidie puis construite à nouveau. Il était reporter ou justicier. Je n’ai guère de souvenirs du film  subira son écrasement sous la violence réelle et supposée qui lui aura succédé.

Maryline à quatre pattes pour Life en 1952, me revient ce matin de vendredi saint par la lecture de l’Obs. En jeans, et tout ce que cette image aura suggéré, généré. Elle sourit, en se retournant. Le photographe pense à elle sans vraiment y penser. Elle regarde pleinement dans le vide, n’avance ni ne recule. C’était chaud paraît-il et ça ne l’est plus du tout.
Page 1 sur 4 0 commentaire 1 2 3 4
r