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© 2019 Chantal Girard webwriter premium602 vues

Créé le: 08.03.2019, édité le: 08.03.2019

Ce n’était pas nocturne ce soir-là.

Le Salon avait fermés ses portes à dix-neuf heures et la foule des visiteurs s’était presque totalement dissipée hormis quelques rares personnes flânant encore le long des stands en se dirigeant vers la sortie. C’est à ce moment là que je pénétrais dans le hall de l’exposition “Arts” mon carton d’invitation à la main.

L’entrée principale étant fermée, il fallait accéder au lieu du vernissage par l’entrée latérale. L’escalator m’avait amenée jusqu’au premier étage où, là, seuls les privilégiés - dont je faisais partie  - munis de leur laissez-passer avaient le droit d’accéder sous le regard attentif de l’huissier posté à l’entrée.

Je m’avançais dans une ambiance fourmillante, effervescente et surfaite à souhait ! Entre champagne, jus d’orange, vin rouge,  amuse-bouche et autres cacahuètes, les amateurs d’art - les vrais ! - les curieux et les pique-assiettes se pressaient. Les uns, discrètement, s’étonnaient devant l’incongruité de certaines œuvres exposées, les autres s’exclamaient  “mais quel talent é-pous-tou-flant a l’artiste !” en prenant des attitudes inspirées face à telle ou telle toile dont aucun n’aurait voulu un exemplaire chez lui ! Tandis que d’autres encore se pâmaient d’admiration aux côtés d’untel, peintre “absolument génial” probablement russe, japonais ou français, dont tout le monde pensait qu’il était célèbre mais dont personne, en réalité, n’avait jamais entendu parler. On se poussait du coude, sans courtoisie mais
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