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© 2019 Duncan Idaho webwriter premium587 vues

Créé le: 25.02.2019, édité le: 25.02.2019

Le cadavre gît à ses pieds, baigné dans une mare de sang. La scène, faiblement éclairée par le seul candélabre à l’extrémité ouest du terrain vague, illumine partiellement les orbites vides de Rooney. Des torrents d’eau s’abattent sur Hell’s Kitchen.
Dante en a pleins ses chaussures italiennes payées au prix fort chez les macaronis. Son pardessus ; imbibé, sent le vieux cabot mouillé, son Borsalino ; plaqué sur sa tête, a cessé de le protéger des pluies diluviennes. Il frissonne.
Les yeux vitreux l’observent, la bouche ; étirée dans un rictus absurde, laisse apparaître une sorte de satisfaction muette à mesure que la moitié de son crâne se répand à la terre transformée en boue.
Dante se saisit du pistolet disposé à côté du corps de son boss dans un geste machinal. Il connait cette arme : c’est un petit calibre .38, comme celui qu’il a égaré quelques jours auparavant.
Tandis qu’il l’examine de plus près, les condés débarquent, sirènes hurlantes, vomissant un flot de types bedonnants, armes aux poings.
Absorbé dans la contemplation de l’arme, Dante ne les a pas entendu rappliquer. A cet instant précis, il songe qu’il vient de se faire avoir sur toute la ligne, comme un gamin.
On lui hurle de lâcher l’arme encore chaude. Il obtempère après la deuxième invective.
Dante est plaqué sur le capot trempé d’une bagnole, menotté avec véhémence par un flic puant le whisky bon marché, qui lui lâche à l’oreille :
- C’est fini pour toi, Dante. Ta petite copine et toi allez croupir pour le restant de vos misérables vies à Sing Sing.
Pourquoi ce flic vient-il de lui parler d’Angie, pense pour lui-même Dante.
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