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© 2019 Duncan Idaho webwriter premium219 vues

Créé le: 22.02.2019, édité le: 22.02.2019

Le rapport tomba sur le bureau.
Pierre interrogea du regard l’assistante qui se tenait devant lui. En une brève explication, elle lui relata l’histoire de Sofia, frappée de mutisme. Une adolescente seule survivante d’un massacre d’une famille qui comptait quatre membres dont elle. Les faits s’étaient déroulés deux jours plus tôt, depuis, Sofia ne s’alimentait plus et refusait de s’exprimer.
L’arme du crime, un pistolet de petit calibre, restait introuvable. Les forces de l’ordre demandaient l’aide des spécialistes en psychiatrie pour déterminer si oui ou non Sofia aurait pu ; ou aurait été capable, de commettre ces meurtres odieux.
L’enquête préliminaire portait évidemment ses soupçons sur elle, songea aussitôt Pierre Lequesne. Les flics avaient juste besoin de savoir si elle avait commis ces crimes en pleine conscience ou si, au contraire, elle l’avait fait dans un état second. Dans ce cas-là, leur accusation ne pourrait être portée devant les tribunaux, elle serait jugée et cataloguée comme schizophrène, voire psychologiquement instable, et irait croupir pour les vingt années à venir dans un trou comme ici. Un jugement hâtif qui avait l’avantage de mettre le doigt sur le coupable et de faire taire l’opinion public, ce que les flics semblaient vouloir éviter à tout prix.
Le jeune psychiatre se leva, questionna l’assistante sur les raisons qui avaient poussées le chef du service à le choisir lui plutôt qu’un autre, plus expérimenté. Angela, de son prénom, haussa les épaules de manière effrontée tout en mâchonnant un chewing-gum.
Il sortit de son cagibi qui faisait office de bureau, et se rendit dans le couloir aseptisé aux cellules où étaient casés les patients. Il consulta le dossier : cellule n° 19.
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