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© 2018 André Birse webwriter premium249 vues

Avec, vivre, désormais Créé le: 01.10.2018, édité le: 02.10.2018

Charles Aznavour a vécu longtemps et souhaitait vivre plus longtemps encore.

Vieillissant, il était présent et nous ne savions plus qui accompagnait qui. Il a fait toute la vie, la sienne, la nôtre, et respectait les mots qui étaient venus à lui. « Plus je m’enfonce dans la vie ». S’enfoncer dans la vie. On le dit comme ça ? « Plus je ne peux que constater », chanteur diseur, inventeur de mots connus, rendus aux étoiles qui l’ont accueilli. J’ai croisé, un jour, il n’y a pas si longtemps, Charles Aznavour sur un passage pour piétons à Genève et face à lui me suis senti merveilleusement ordinaire. Ce fut tout. 

« Aux mille questions que se pose mon esprit souvent perturbé ». L’artiste, celui qui l’est devenu, en chantant, entre dans le monde d’autrui, de ses parents, de son passé, récent, puis s’installe dans une culture, une normalité. Charles Aznavour m’a occupé l’esprit avec des mots bien à lui qu’il nous a rendus. Normalisés, « désormais », dictionnaire, référence, souvenir, d’enfance, lien avec le ciel d’hier et de demain, régularisé, ridiculisé, sécularisé. Aznavourian, appliqué, dans une réussite qui n’a plus voulu le quitter. « La plus belle pour aller danser », c’était lui. C’est la meilleure. Non la chanson, mais la nouvelle, apprise au soir de sa mort. La plus belle. Je me souviens de l’annonce à la radio, un soir  d’adolescence, de la mort de Gianni Esposito , interprète de  “Le clown”, histoire de la mort de celui-ci, chanson fameuse que je connaissais peu.
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