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© 2018 Chantal Girard webwriter premium130 vues

Un vin de Navarre Créé le: 04.09.2018, édité le: 28.09.2018

Pour la très grande majorité des pèlerins qui marchent sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle les étapes les plus marquantes, côté français, sont Le Puy en Velay, Conques, Moissac et Saint-Jean-Pied-de-Port. Puis, la barrière des Pyrénées franchie, on avance désormais sur sol espagnol avec l’incontournable et mythique étape de Roncevaux. Il faut d’ailleurs plus exactement dire : Roncesvalles, puisque nous voilà en terre hispanique. Le lieu est célèbre grâce à “La Chanson de Roland” - mi histoire, mi légende - retraçant l’épopée du preux chevalier Roland qui, au col de Roncevaux, perdit la vie en l’an 778 lors de la bataille qu’il livra contre les Maures.

En arrivant devant la collégiale Santa Maria d’Orreaga, le pèlerin a accompli la moitié du chemin et, pour la plupart, cette étape est marquée d’une pierre blanche. 

Pour nous, il n’en fut rien. Au contraire ! Ce jour qui nous mena de l’autre côté des Pyrénées ne nous laissa pas un très bon souvenir. Au cours de tout notre périple ils sont rares les jours où nous pouvons dire cela, mais là, franchement, rien n’avait été comme nous l’espérions. Partis le matin sous une pluie battante, nous avions abordé le col de Roncevaux - en espagnol Puerto de Ibaneta - dans un brouillard si épais que nous ne voyions pas les moutons dans les pâturages que nous longions ! Le froid était si glacial que nous étions rentrés dans le sanctuaire marquant le col ou “port” pour nous réchauffer. A l’abri dans la chapelle, claquant des dents, mon compagnon avait tiré de son sac un gros pull qui le protégerait un peu mieux du froid.
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