Array ( [0] => 8 [1] => 1 )

Insérer un lien

Choisissez l'histoire et la page vers laquelle vous souhaitez faire pointer le lien

Insérer Annuler
Array ( [0] => 8 [1] => 1 )

© 2018 Pascal Kaeser117 vues

Créé le: 14.08.2018, édité le: 14.08.2018


  « Les démocrates n’aiment pas les chats » écrit Baudelaire. Voilà pourquoi je ne suis pas démocrate. De la devise française, le chat ne retient que le premier terme. Cet animal réactionnaire n’en fait qu’à sa tête ; il a le goût du luxe ; il cultive sa paresse ; il est joueur ; il se méfie de l’homme ; il peut subitement passer de la caresse à la morsure ; il ne se départit jamais de sa majesté ; il se tient à l’écart des foules ; il déteste le bruit ; il se promène en funambule. Et c’est un redoutable chasseur !

  Je suis peintre. Mais attention, un vrai, pas un de ces vicelards qui transforment des montagnes de merde en montagnes de pèze ! Sur chacune de mes toiles figure un chat. Sa présence est ma seconde signature. C’est une obsession inactuelle de la beauté qui me pousse vers le plus dandy des mammifères. Même immobile, un chat danse.
  Les chats de Steinlen, bien sûr, mais aussi ceux de Benjamin Rabier, d’Albert Dubout, sans oublier celui qu’André Franquin met en scène dans les planches de Gaston Lagaffe, ont dessiné ma jeunesse.
J’ai illustré « Je suis un chat », de Natsume Sôseki ; « Les sages réflexions du chat Murr », d’Hoffmann ; « Peines de cœur d’une chatte anglaise », de Balzac ; « Blues pour un chat noir », de Bison ravi.
  Ma concierge, la Mère Michel, m’a prié de lui tatouer un chat. « Celui-là, m’a-t-elle dit, je ne pourrai pas le perdre. »
Page 1 sur 12 0 commentaire 1 2 3 ... 10 11 12
r