Array ( [0] => 8 [1] => 1 )

Insérer un lien

Choisissez l'histoire et la page vers laquelle vous souhaitez faire pointer le lien

Insérer Annuler
Array ( [0] => 8 [1] => 1 )

© 2018 Daniel Bovigny webwriter premium285 vues

Créé le: 23.03.2018, édité le: 23.03.2018

L’homme courait. D’un pas décidé, d’une foulée souple et régulière, il courait. Ses bras balançant au rythme de ses pas, il progressait rapidement dans la vallée du Gottéron, en direction de la ville. L’air froid de cette nuit d’hiver ne l’empêchait pas de respirer en cadence, son corps athlétique et musclé ayant l’habitude de l’entraîner sur des parcours divers, sur des pistes parfois bien plus dangereuses que ce chemin du Gottéron recouvert d’une fine pellicule de neige crissant sous ses pieds nus. Il n’avait pas froid, malgré la température qui devait avoisiner les -5 degrés, malgré son état de stress et surtout malgré son habillement ; plutôt son manque d’habillement, car il était nu. Nu comme un ver, nu comme au premier jour… Et il courait, d’un pas régulier. Son sexe, ridicule pantin, se balançant de droite à gauche au rythme de sa foulée, tournoyant parfois au gré du vent tel une samare à la recherche d’un terrain propice où s’ensemencer…Entrant dans rue des Forgerons, par l’ancien portail en forme d’arc aménagé dans le rempart, il consulta sa montre, seul accessoire civilisé, avec sa gourmette en or, sur ce corps de Néanderthalien rasé. Deux heures dix. Il inspecta attentivement les alentours, mais n’aperçut pas son clown.
Il marmonnait entre ses dents serrées : « Ah ! La garce ! Ah ! La salope ! Si je la retrouve un jour…» Mais il savait qu’il ne reverrait probablement jamais celle qui l’avait mis dans ce pétrin. Sans alternative, il décida de poursuivre son chemin jusque chez lui…
Page 1 sur 7 0 commentaire 1 2 3 ... 5 6 7
r