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© 2018 Thierry Villon webwriter premium703 vues

Créé le: 26.02.2018, édité le: 26.02.2018

Le regard amusé qu’elle jette vers Julius, donne un air moins triste à la comtesse. Il se fait la remarque que c’est la toute première fois et que cela lui va bien.

Elle explique : “Ce trésor est tout ce qu’il reste de ma dot. La plus grande partie a été vilipendée par mon mari, paix à son âme. Une autre partie, je l’ai donnée à ce moine indigne, qui était mon confesseur. Il connaissait ma compassion pour les enfants abandonnés et les pauvres qui trimaient dans la ville en bas. Il avait pour mission de distribuer des aides à tous ces gens, mais au-lieu de cela, il dépensait presque tout en ripailles et autres honteuses actions que Dieu condamne. Il m’avait assuré que les messes qu’il disait, avaient un pouvoir magique sur la conduite des gens. Je lui ai donc donné beaucoup de ces joyaux pour que mon mari abandonne sa vie dissolue. Je savais qu’il entretenait cette catin de Charmey, la Belle Luce dont tout le monde connaissait les débordements. Mais plus je payais de messes et plus mon mari trouvait d’excuses pour s’éloigner de moi. Quelle naïve je fais !”

A raconter ses malheurs, la comtesse est rattrapée par la tristesse. Julius se demande s’il va voir de plus près ses larmes se changer en pierres précieuses. Elle a un grand soupir, referme le panneau et à mi-voix, continue son histoire :  “Moi, je n’étais pas une de ces catins, j’étais l’épouse de Michel, comte de Gruyères. Combien de fois, j’ai dû ravaler ma fierté et ma peine, quand je voyais mon mari volage partir fièrement monté sur son cheval blanc, par le chemin de Crève-coeur. Mais pardonnez-moi, je vous abreuve de mes misères, alors que vous n’êtes qu’un étranger, égaré dans mon château.”
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