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© 2017 Lilou Bach232 vues

Créé le: 14.09.2017, édité le: 14.09.2017

Les rues de Montmartre sont douces et sereines au printemps, j’aime donner rendez-vous à mes amis dans le quartier, juste pour flâner et imaginer les aventures des mythes artistiques ayant traversés ces rues, aujourd’hui c’est Gainbourg et Vian. Je me laisse aller à imaginer leur rencontre, la folie de surenchères créatives, musicales et alcooliques de cette nuit-là, peut-être même que je foule les pavés sur lesquels ils se sont allongés profondément éméchés pour stopper un taxi, afin de rentrer retrouver un piano et de composer « je bois ». Je passe rue d’Orchampt, où trône tout au fond, l’hôtel particulier style 1900 de Dalida, car on y trouve un petit raccourci qui m’emmènera directement à ma destination. Les façades sont d’un côté haussmanniennes, majestueuses, cossues, de l’autre côté ce sont des ateliers d’artistes aux grandes verrières qui s’enchaînent ornées de lierre et de fleurs pour certaines. Elles dégagent tout le paradoxe de la bourgeoisie et de la vie de Bohême d’une époque révolue. La rue est aujourd’hui investie de la génération Bobo mais elle n’en perd pas moins sont authenticité. Un moineau fredonne à mon oreille et me rappelle l’air de « Rues de mon Paris » rarissime duo que Serges Gainsbourg partagea avec Dalida dans le film “L’Inconnue de Hong-Kong”.
Je voudrais ralentir le pas, continuer de flâner, laisser mon cœur se répandre et se mélanger à l’ambiance presque magique qui émane de ces rues. Mais Blandine m’attend au Virage Lepic, petite adresse gastronomique et typique de la rue Lepic, que je conseille à toute personne ayant envie de se plonger dans l’atmosphère du « vrai Paris ». Enfin c’est ce qu’on aime dire quand on est du quartier !

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