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© 2017 André Birse webwriter premium405 vues

Don Alfonso Créé le: 14.05.2017, édité le: 17.09.2017

Lorenzo da Ponte avait quarante ans lorsqu’il créa le personnage de Don Alfonso et le fit grisonnant au centre de l’intrigue amoureuse de « Cosi fan tutte ». La musique de Mozart rend à l’amour le sublime qui s’en éloigne dans le réel de la vie. Cœur transi quand on l’entend. Ce livret est une méchante farce vouée pourtant à une existence aussi longue que celle de la culture. Un comble, tout de même, mais une évidence dans cet opéra : c’est l’amour qui est la victime, plus grand que ceux qu’il anime. Une chanteuse, je m’en souviens, son personnage, Dorabella, voit sa destinée changée par les effets de ce jeu de séduction. L’erreur est là, en permanence, l’erreur, plus que le leurre.  La  destinée n’est plus en jeu ou ne devait pas l’être dans l’esprit des acteurs dont ledit jeu n’en fut que la continuation anticipée, par hasard et par instants.

La musique s’envole, mais le texte s’effondre. On ressent l’une merveilleusement, l’autre ne surprend pas. L’amour aura pris toute les formes et généré en les modulan det tant d’ affres de toutes sortes. « Cosi fan tutte », si vrai par la musique, ne rend à personne son destin. Fût-ce par bribes. Heureux de ne pas me reconnaître chez Don Alfonso. Mais ça ne résout rien.   

14 mai 2017 – Après avoir vu « Cosi fan tutte » à l’Opéra Nation ce vendredi 12 mai 2017.
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