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© 2017 André Birse webwriter premium585 vues

Quand même Créé le: 09.04.2017, édité le: 07.05.2017

N’ai-je pas lu cet hiver qu’il y aurait quarante-six mots pour dire la neige en islandais ? L’auteur de l’article a ajouté «quand même ». Autant de définitions différentes, de perceptions. Je n’irai pas vérifier. Quarante-six, ça me va et ça me survivra. On ne peut pas tout vérifier. Il faut bien faire confiance, quand même. Aux autres et à soi, alternativement ou cumulativement.

 A table cet hiver, on ne m’a pas fait confiance quand j’ai tenté d’observer que nous utilisons un seul mot en français pour dire le silence alors que les perceptions et les réalités du silence sont si variées, dont le silence intérieur de l’attention véritable ou factice portée aux propos de nos interlocuteurs. C’est vrai, c’est faux, remarquable, pertinent, brillant, sombre ou ça n’intéresse personne. Je suis de ceux-là, personne. C’est un silence. Il y en a d’autres.

L’accusé a le droit de se taire. Le réel aussi qui en use plus implacablement que l’accusé. Mais le réel n’a pas mauvaise conscience, sinon par ses humaines métamorphoses dont celles de certains accusés quand ils parlent ou quand ils se taisent. Les neiges d’Islande, dans toutes leurs acceptions, tombent en silence sur le réel et les variables innocences  de ceux qui ne se taisent pas. Là, il faudrait « quand même » vérifier. Je ne le ferai pas. Par respect du lecteur et de la poésie.
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