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© 2017 André Birse webwriter premium744 vues

Traité d’inexistence Créé le: 12.02.2017, édité le: 01.08.2017

C’est vrai ça, je n’existe pas. C’était vrai au passé, ce le sera dans le futur. Au présent, c’est un peu moins clair. Certains signes ou phénomènes, dont la concrète persistence m’empêche parfois de dormir, me font penser que, peut-être, je suis en train d’exister. Et l’un de mes auteurs potentiellement favoris, si je devais prendre la peine de le lire, a fort à propos émis l’idée, valable pour tous, que j’existe du fait que je pense, parce que l’inverse vaut aussi et vaut pour tous, en cas d’existence. Il est beaucoup commenté le philosophe du cogito que tout le monde autant que personne ne connaît. Son œuvre parle pour lui et d’autres aussi parlent pour lui. Il est possible de s’y retrouver. Sa pertinente observation, riche de sens, est auditivement connue du plus grand nombre mais cognitivement laissée à la préhension intellectuelle de quelques-uns.

Nous avançons. Oui, l’existence semble impliquer que nous sommes en mouvement vers l’avant. Mais ce n’est peut-être qu’une impression.Pour aller à l’essentiel, il faut passer par la case existence, satisfaire à cette condition. En définitive nous ne faisons que cela, existants ou non-existants, nous satisfaisons à des conditions d’existence ou de non-existence. “J’aimerais faire plus”. Il m’arrive de dire cela. Il m’arrive de l’entendre aussi, c’est peut-être pour ça que je le dis. Et, faire plus, on ne le peut pas, sinon par un surplus d’existence auquel nous n’arrivons pas.
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